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Légendes..
Au
début du siècle dernier, dans nos sombres forêts vosgiennes,
vivaient paraît-il, d'étranges créatures. Il se passait
des phénomènes bizarres et effrayants, tels des sabbats
nocturnes auxquels se mêlaient sorcières au nez crochu, hommes
mystérieux et jeunes gens dévergondés. On raconte
que l'on trouvait, au matin, dans quelque clairière hantée,
des traces de pieds fourchus, manches à balai, souliers et débris
de festin abandonnés par les sorciers du sabbat.
On
racontait dans les longues soirées d'hiver, des histoires merveilleusement
effrayantes sur les êtres peuplant nos forêts, ou du moins
l'imagination des habitants, les fées, les sorcières, mais
aussi d'autres créatures encore beaucoup plus mystérieuses.
Tels le mannihennequin, esprit infernal, les loups-garous, ou Culas,
(non du feu follet) un génie malfaisant qui poursuivait ses victimes
et les égarait dans des précipices , les marécages
ou des torrents. C'était la grande peur des paysans revenant un
peu ivre la nuit, après la foire ou la veillée.
Le
Sotré, par contre, était un lutin plutôt espiègle,
se plaisant à jouer des tours dans les ménages, accomplissant
des tâches sans être vu, ou faisant des farces. Si on l'apercevait,
petit farfadet habillé de rouge, très frêle mais très
agile, il fallait surtout faire semblant de ne pas l'avoir vu.
Un
être mystérieux , le Hooueran, se tenait de préférence
au sommet du Haut du Roc, ou sur les roches d'Urbain-Roche. De là,
son il perçant surveillait la vallée de la Moselotte.
Il planait sur la dizaine de villages environnants et s'en prenait surtout
aux délinquants qui, la nuit venue, s'en allait voler du bois en
forêt. Le cri terrifiant du Houerran (nom patois qui signifie
crieur), glaçait les braconniers ou voleurs de bois, et bientôt
apparaissait un être affreux, géant aux yeux de feu, dont
le chapeau noir aux bord rabattus touchait sa longue barbe ébouriffée.
Ses jambes ressemblaient à des pattes de bouc et il avait pour
train arrière une tête de bouc. Ce qui fait qu'il pouvait
s'asseoir sur les grosses cornes recourbées. Il s'approchait des
feux des braconniers et pouvait saisir des braises ardentes sans se brûler
Cette vision épouvantable faisait fuir à toutes jambes
les impudents qui n'y revenaient pas de sitôt
Les
loups-garous sortaient la nuit et imitaient les loups, marchant à
quatre pattes, rôdant autour des tombes. Ces malades étaient
nombreux paraît-il, au moyen-âge.
Sur
la montagne d'Urbain-roche à Sapois, se trouve une caverne creusée
dans un énorme rocher. On l'appelle le Trou de Bohou, ou
la Goulotte des Fées. On dit qu'elle est l'entrée
d'un souterrain menant à un palais merveilleux, construit par des
fées et renfermant un trésor gardé par un génie.
Si
ces créatures mystérieuses ont disparu, il nous reste encore,
heureusement, le Darou, animal mystique très rare et très
recherché pour sa fourrure. On dit que ses pattes sont plus courtes
d'un côté que de l'autre, latéralement, afin de pouvoir
tenir d'équilibre lorsqu'il contourne les montagnes abruptes. Chaque
année, il se trouve des gens courageux pour organiser une chasse
au darou, tant l'attrait qu'il exerce sur l'homme est important. Chasse
avec sac et bâtons, guetteur et rabatteurs, une partie de plaisir
et de suspense à ne pas manquer.
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Gastronomie : les spécialités vosgiennes
La pierrade
:
C'est une pierre volcanique placée sur deux ou quatre petits réchauds.
On peut y cuire plusieurs sortes de viandes, du boeuf en lamelle, de la
volaille (poulet-canard). On peut aussi y faire cuire des oignons, des
tomates et beaucoup d'autres choses. En face de l'école, le seul
restaurant de la commune en a fait sa spécialité avec en
plus des appareils faits dans la région.
Les tofailles
:
Ce sont des pommes de terre coupées en fines tranches avec de
la viande fumée (palette). On y met aussi des oignons et du lard,
tout ceci est cuit ensemble à l'étouffée dans une
grosse cocotte.
La tourte
vosgienne :
Il s'agit là de porc mariné dans du vin qui est ensuite
cuit avec une pâte feuilletée.
La salade
vosgienne :
C'est une salade dans laquelle on trouve des petits morceaux de lard
cuit, des croûtons, du jambon, du gruyère, de la crème
et naturellement de la salade verte.
Les desserts
:
Avec les fruits sauvages poussant dans la région (fraises des
bois, framboises, mûres et surtout myrtilles), des tartes , des
beignets, des confitures, des glaces, font la joie des plus gourmands.
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Les
authentiques fermes vosgiennes
Les fermes vosgiennes sont composées d'un seul vaste bâtiment
en granit qui abritait le logement familial, la grange et la remise, l'étable
et le fourrage dans de vastes greniers au dessus de l'étable. Les
céréales sont gardées au dessus du logement familial
dans le herbeau ou gerbeau. Un four à pain existe encore par endroit.
Pour en savoir plus, nous vous conseillons ce
site.
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