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Histoire :
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Source : Archives
Départementales des Vosges
Contrexard
appartenait en 1779, au Ban de Vagney et formait communauté
avec Pubas.
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Le hameau s'appelait
"Communauté du Syndicat sur le Rupt "
et comprenait les hameaux de Presles, Planois, Trougemont, Contrexard
et Pubas (Peubas) , la Burotte faisant partie de la communauté
de Pubas.
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La commune de
Basse sur le Rupt n'existait donc pas avant la Révolution.
Syndicat sur le Rupt appartenait au temporel du Ban de Vagney, baillage
de Remiremont, Prévôté d'Arches. Les habitants
étaient corvéables, ils devaient ainsi entretenir
les routes, faire les ponts, etc
Exemple : Ordre
adressé en 1760 au Syndic Jean PETIN par Simon
de la GALAISIERE, Intendant de Lorraine : " Il est ordonné
au Syndic d'amener les laboureurs et manoeuvres des communautés
à Plombières le dix septième jour du mois de
juin, à 5h du matin, munis de leurs voitures, outils et vivres
nécessaires pour la durée de leur travail, pour réparer
la quantité de 37 toises de chaussée "
De même,
en 1780, les habitants de Syndicat sur le Rupt furent imposés
en surplus à 300 toises de chemin sur la route de Saint-Maurice
au Ballon et à Belfort ! On peut lire aussi, dans un "
cahier des doléances " écrit en 1789, que "
les gens se plaignent de mendiants gros et gras qui viennent
dépouiller impunément les pauvres habitants, avec
une audace effrénée, en forçant les maisons
champêtres et en garrotant les personnes qui n'ont pas même
le droit d'avoir des armes pour se défendre "Le
droit de posséder un colombier, ainsi que le droit de chasse
étaient réservés aux seigneurs hauts-justiciers.
On y lit aussi
que les gens se plaignaient de l'impôt sur le sel, que les
hommes fabriquaient des sabots, mais aussi divers ustensiles de
ménage (cuillères, fourchettes,etc) et que presque
chaque ménage avait son métier à tisser.
Erigée
en commune en 1790, le Syndicat devint Basse sur le Rupt,
puis Municipalité sur le Rupt en 1793, Municipalité
de Basse la Montagne pendant la Terreur , puis la Basse de
la Montagne et enfin réapparaît la Basse sur
le Rupt en 1809.
D'après
les actes de l'Etat-Civil à l'époque de la Révolution,
la maison commune fut à Contrexard du 27 Nivose au 12 Germinal,
an II, et à Trougemont depuis le 21 ventôse an II.
Comme dans toute la région, la peste a sévit très
durement au 16ème siècle. Les loups et les lynx habitaient
nos forêts, jusqu'au 18ème, voire 19ème siècle.
Chaque année, en décembre, les Commis de ces sections
étaient renouvelés et rendaient compte de leur gestion
au Maire du Ban, lors d'une assemblée des Syndics et Commis
du Ban de Vagney. .
Quant au spirituel,
il dépendait de la Paroisse de Vagney. Il n'y avait
ni chapelle, ni église avant la construction de l'église
actuelle de Planois, par souscription, en 1848. (De cette
construction date également la venue du premier café
à Planois, pour aller boire la goutte après la messe,
dit-on
)
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L'église
de Planois
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La vallée
fut peuplée probablement vers le XVème siècle,
si l'on en juge par d'anciens écrits relevant des millésimes
inscrits sur des linteaux de portes, (notamment le millésime
1552 sur une ancienne maison à Contrexard , dont le propriétaire
était, vers 1889, un certain Monsieur HUMBERT).
Avait été
retrouvée également à cette époque,
vers Contrexard, à la Malgrange, une pierre borne portant
une Croix de Lorraine et paraissant remonter au 16ème siècle.
Les Archives
Départementales font même référence à
des écrits couvrant une période allant de 1304
à 1777, relatant la construction et réparation
d'un moulin, les baux de moulins, la juridiction de la grande Prévôté
du Ban de Vagney et les comptes de ce même Ban.
Les parties
inférieures ont certainement été peuplées
les premières. D'ailleurs Contrexard a été
longtemps considéré comme le centre de la commune.
La tradition rapporte que la section de Presles a été
d'abord habitée par une famille de charbonniers qui construisit
au milieu des bois des cabanes, qui sont devenues plus tard les
granges et les fermes de Presles. Dans les temps les plus anciens,
on retrouve la trace d'un seigneur de Presles mais sans autres précisions.
Les habitants
de la commune n'avaient pas de nom, jusqu'au 29 août 2000,
où le Conseil Municipal, par délibération,
leur attribua le nom de " Bassuroises " et "
Bassurois ".
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Ferme
vosgienne
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Nom des
localités au fil du temps : (source : Bibliothèque
Nationale)
-En 1345,
Planois était nommé : Jéhan de Plainnoy
- En 1367 :
Plainoi de la Parroche de Wahegnei
- En 1547 :
Piémont
- En 1590 :
Plannois
- En 1593 :
Piannot en 1594 : Planoy
- En 1619 :
Plénois - en 1711 : Planois.
- En 1425,
Contrexard s'appelait Contraxair
- En 1469 :
Contraixay de Parrochaige de Waihegney
- En 1569 :
Contrexart
- En 1704 :
Contrexard.
-En 1669, Trougemont
s'écrivait Trugimont. A cette date, la moitié
des moulins et des battants banneaux appartenaient au Roy (roi)
Louis 14 et l'autre moitié à l'église Saint-Pierre
de Remiremont.
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Naissance
de l'industrie :
Dans les années
1790, la commune comptait quatre moulins, dont deux
à Planois, et une huilerie à Planois. Le dernier
moulin a été construit à Planois en 1819 et
appartenait à Monsieur DIDIERLAURENT. On y moulait
le seigle pour en faire de la farine.
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C'est au début
du second Empire, en 1853 que fut construite la Manufacture
de Trougemont, bâtiment de 43 m de long sur 16m de large,
avec des murs de 1 m d'épaisseur, sur quatre étages.
Une filature de 4180 broches alimentait une centaine de métiers
à tisser. Cet ensemble était actionné par une
turbine de 50 CV installée dans une chambre souterraine.
Incendiée en 1867, elle est reconstruite, la filature est
supprimée et ce sont quelques 214 métiers à
tisser la laine qui sont installés, puis 268 en 1929. Ces
machines sont actionnées cette fois par deux turbines de
90 et 60 CV, sous une hauteur de chute de 57 mètres, ainsi
que par une roue hydraulique.Dans les années 1880, plus de
deux cent ouvriers y étaient employés. Victime de
la crise du textile, l'usine de Trougemont cesse toute activité
le 03 avril 1973.On peut encore voir aujourd'hui sa cheminée
de granit d'une trentaine de mètres, à section carrée
et non ronde comme les cheminées d'usine habituelles. Le
bâtiment quant à lui, a été racheté
par un sculpteur vosgien.
Notre village
a compté au cours des années, quatre entreprises
de granit : (source : M. Daniel Perrin)
Monsieur Claude
ETIENNE fut le précurseur en ce domaine en créant
le premier chantier de granit à Planois, en qui perdura jusqu'en
1990. Cette entreprise essaima dans les villages environnants et
jusqu'en Bretagne et fut la première a importé des
machines perfectionnées d'Ecosse et d'Allemagne pour façonner
le granit.
Puis le chantier
de Monsieur Célestin ADAM a vu le jour peu après..
Celui-ci connût sa meilleure période vers 1925, avec
quelques 60 salariés. Ernest ADAM a pris la suite et a maintenu
l'entreprise jusqu'en 1973.
Le chantier
de Monsieur HAXAIRE, ouvert après la dernière guerre,
a fermé ses portes en 1981. Les Etablissements Roger PERRIN,
ouverts en 1946 , employaient une douzaine d'ouvriers. Monsieur
Daniel PERRIN prit la suite de son père et assura la direction
de l'entreprise jusqu'au moment de sa retraite. Elle fonctionne
encore aujourd'hui avec quatre ouvriers. 90% de leur production
est représentée par le marché des monuments
funéraires.
Un très
grand nombre d'ouvriers étaient employés dans ces
entreprises . On y trouvait beaucoup de main d'oeuvre italienne.
Chaque chantier avait sa carrière sur le territoire, y extrayait
sa matière première, et transportait sur des chariot
tirés par des boeufs, des blocs pesant de 2 à 15 tonnes.
Voir histoire du granit.
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La route traversant
Basse sur le Rupt sur toute sa longueur fut commencée en
1861, par Monsieur Denis ADAM, Maire de l'époque,
et terminée en 1883 seulement .
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La guerre de
1939-1945 a été rude et meurtrière dans notre
région. Particulièrement dans notre commune, à
la Piquante-Pierre.
Situé
à 1008m d'altitude, entouré de forêts et proche
des communes voisines, ce lieu-dit,la Piquante-Pierre
abritait un Maquis important. Le 21 septembre 1944, les Allemands
l'ont attaqué et anéanti. Le monolyte se trouvant
au milieu de ce champ de guerre a été érigé
en Monument en souvenir des 83 résistants massacrés
ce jour-là. Les noms de ces martyrs de la guerre sont gravés
dans le granit.
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| Fusillés
également le 20 septembre, au cimetière de Planois,
les frères Pierre et Michel CLAUDEL et
Gilbert HANS. Une plaque commémorative est posée
à l'endroit de la fusillade. La libération de
Presles a commencé le 11 octobre 1945, mais il fallût
attendre jusqu'au 1er novembre pour que les derniers allemands
quittent cette région. Certains jours, jusqu'à
120 obus sont tombés sur les hauts de Presles. |
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Un monument
a été également érigé,
en 1954, à la Croix des Moinats, à la
gloire des Goums Marocains (compagnie
appartenant à un bataillon), car c'est dans notre région
que les régiments des 1er, 2ème et 3ème
groupements de Tabors (bataillon) ont livré leurs plus
durs combats. Sur les 12000 Goumiers Marocains engagés
dans la bataille pour défendre notre pays contre les
allemands, 9000 ont été tués ou blessés.
Une plaque commémorative, sur le mur de la Mairie,
rappelle la mémoire du Colonel MASSIET DU BIEST,
à la tête de la 3ème section des Tabors
des Goums marocains, qui a eu une part déterminante
dans les succès remportés sur le front des Vosges
du 5 au 22 octobre à la 3ème DIA.
CITATION
A L'ORDRE DE L'ARMEE - 3ème groupe de Tabors Marocains
"Sous le commandement du Colonel MASSIET DU BIEST, a
eu une part déterminante dans les succès remportés
sur le front des Vosges du 5 au 22 octobre 1945 par la 3ème
DIA. Ayant reçu la mission de déborder par le
Nord les résistances opposées aux unités
régulières dans la forêt de Longegoutte,
il s'empare en de violents combats, le 8 octobre, du Col de
Xiard, débouche sans désemparer dans la vallée
de la Moselotte qu'il franchit à Thiéfosse,
fait tomber ensuite par une manoeuvre hardie, le Col de la
Burotte et le Haut du Roc, permettant ainsi à nos éléments
blindés de progresser ddans la vallée vers La
Bresse. Pendant 18 jours consécutifs, combattant sous
la pluie, dans les bois un ennemi tenace, sans cesse renforcé,
a infligé à celui-ci des pertes particulièrement
sévères. Au prix de durs sacrifices et d'efforts
exceptionnels, a soutenu magnifiquement la réputation
des Goums marocains."
(Extrait du tome 2 de l'histoire des Goums marocains de Yves
Salvin (Général Cr) et Jacques Morineau.)
Quelques précisions :
L'insigne des Goums est LA KOUMIA (le poignard)
Le Drapeau des Goums, qui a obtenu 68 citations; a été
décoré de la Croix de la Légion d'Honneur
par le Maréchal JUIN le 11 mai 1959, au Maroc.
Il porte en lettres d'or les inscriptions ci-dessous :
MAROC : 1908-1934
TUNISIE : 1942-1943
SICILE : 1943 - CORSE : 1943
ITALIE : 1943-1944
FRANCE : 1944-1945
INDOCHINE : 1945-1954
11 Tabors marocains ont participé à la guerre
d'Indochine, de 1945 à 1954.
Les lettres
GMM signifient : Groupement Mixte Marocain (mixte : il y avait
de l'infanterie, de la cavalerie et des mulets)
Le GOUM était l'équivalent d'une Compagnie (170-180
hommes)
Le TABOR était l'équivalent d'un Bataillon (4
Goums)
Le GTM était l'équivalent d'un Régiment
(4 Tabors)
Dans le
"Chant des Tabors" créé à Stuttgart
en Allemagne en 1945
"Zidou l'goudem" : marchez, en avant
"Auroch" : Indicatif radio du Général
Guillaume
"La QECHLA" : la caserne, l'abri, la maison (les
Goumiers y vivaient avec femmes,enfants et les célibataires)
"L"ASSAS" : la sentinelle, le guetteur, l'observateur
Au cours
des Cérémonies du Souvenir, les anciens combattants
récitent cette prière pour leurs frères
marocains morts au combat pour la France , et la musique joue
"Le Chant des Tabors"

L'insigne
des Goums, c'est LA KOUMIA : le poignard
Goum =
Appel : les Goumiers étaient tous des volontaires
Les Goums
ont été créés en 1908. Ils sont
passés à l'Armée Royale Marocaine en
1956. Il y avait encore 51 goumiers.
Le Drapeau
des Goums a obtenu 68 citations. Il a été décoré
de la Croix de la Légion d'Honneur par le Maréchal
JUIN le 11 mai 1959 au Maroc. Il porte en lettres d'or les
inscriptions suivantes :
MAROC
: 1908-1934 TUNISIE : 1942 - 1943 SICILE : 1943
CORSE
: 1943 ITALIE : 1943 - 1944 FRANCE : 1944-1945
INDOCHINE
: 1945 - 1954
11 Tabors
marocains ont participé à la guerre d'Indochine
de 1945 à 1954.
Voir
pages annexes :
PHOTOS
IMAGES
ET CHANT DES TABORS
Un
piton barrant un col, une vallée,
Un
grand caravansérail le coiffe,
Un
drapeau tricolore se déploie dans le ciel.
Dedans,
des chambres, des abris, des écuries,
Des
mulets, des chevaux, des moutons.
Là
vivent les Goumiers, deux Officiers commandant.
Le
Goumiers sont la plupart des Berbères de l'Atlas,
Vétus
de la djellaba de laine sombre des montagnards,
Manteau
de camouflage, couverture et linceul.
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